samedi 2 novembre 2024

B comme Blog de généalogie

Quel mot choisir, commençant par la lettre B, pour illustrer le début de ce Challenge AZ ? 

J'ai choisi B comme Blog de généalogie, mais aussi B comme Briqueloup à qui je dédie cet article. 


Image Pixabay


J'ai tenté de me souvenir de ce qui m'avait incité à me lancer dans l'aventure du blog, il y a 5 ans déjà.


L'atelier déclencheur

Je me souviens avoir participé aux Archives municipales de Lyon, il y a quelques années, lors d'une Semaine de la généalogie, à un atelier de Marie "Briqueloup" sur le thème du partage de sa généalogie.

Je ne me rappelle plus précisément de la teneur de l'atelier, (toutes mes excuses, Marie), mais par contre, m'est resté à l'esprit l'enthousiasme contagieux de Marie. Cet atelier a été l'élément déclencheur de la création de mon blog, il y a 5 ans. En revenant chez moi, je me souviens avoir dévoré littéralement les articles des blogs conseillés par Marie, en commençant par le sien


Mes premiers pas de blogueuse

Je n'avais absolument aucune expérience en la matière. J'ai cherché des tutos sur Internet, et un outil gratuit et plutôt facile d'utilisation. Mon choix s'est porté sur Blogger, proposé par Google. Les possibilités sont limitées, mais me suffisent amplement pour mes articles.

Je me suis lancée en 2019, et mon premier article vous donnera plus précisément mes motivations de l'époque.

J'ai eu ensuite rapidement besoin de créer des illustrations. J'ai utilisé quelques photos, puis j'ai créé mes propres visuels avec Canva, comme cette ligne de vie. C'est un exercice difficile pour moi, les productions d'illustrations me prennent parfois plus de temps que l'écriture !

Autre outil indispensable, un bon dictionnaire papier, auquel j'ai ajouté cette année un correcteur orthographique en ligne (pour ma part, j'utilise Quillbot). Je ne suis pas encore convaincue de l'aide que peut m'apporter l'IA dans ce domaine, même si je lui demande parfois son avis sur mes textes.

Après avoir écrit quelques articles, j'ai mis ce blog en sommeil. C'était un choix personnel, lié au manque de temps à consacrer à l'écriture, mais aussi à ma généalogie.


Image Pixabay


Pourquoi écrire ?

Aujourd'hui, j'ai à nouveau du temps, et surtout l'envie d'écrire. Pour moi, avant tout, pour me faire plaisir, il faut l'avouer.  Après avoir repris des études universitaires et rédigé de nombreux textes, je me suis aperçue que l'écriture me permet de structurer mes idées, de trouver de nouveaux angles d'analyse, d'émettre des hypothèses. Cette démarche est très intéressante en généalogie, car prendre du recul sur ses propres recherches n'est pas toujours facile. D'autre part, j'ai souvent tendance à m'éparpiller, à ne pas finir ce que j'ai commencé. Mais lorsque je me lance dans la rédaction d'un article, j'ai besoin d'aller au bout de mon idée, donc de trouver une fin à mon histoire.


5 ans après ?

Je me suis demandée si mes motivations avaient changé 5 ans après. Mes premières motivations sont toujours intactes, en ajoutant cette notion de plaisir de l'écriture. J'ai aussi trouvé intéressant de relire mes articles ainsi que l'angle de recherche expliqué à l'époque. Cela m'a donné de nouvelles idées pour la suite de mes recherches.

Enfin, je me suis longtemps questionnée : comment susciter chez les autres un intérêt à mes propres recherches ? Mais je sais maintenant que ce n'est pas l'objectif de mes articles, même si je suis ravie lorsque j'ai un commentaire (n'hésitez pas !). Je cherche avant tout à m'améliorer, à mieux exprimer ma pensée, et si d'autres y trouvent un intérêt, alors tant mieux. En tout cas, je remercie la communauté des généablogueurs pour leur bienveillance !

J'espère arriver à la lettre Z pour ce défi, et je tirerai peut-être des leçons de cette expérience en décembre prochain. A lire les autres participants, l'exercice ne laisse pas indifférent !

Et vous, qu'attendez-vous de votre blog ? Comment l'écriture vous aide dans vos recherches généalogiques ? Avez-vous des outils à conseiller ?



vendredi 1 novembre 2024

A comme Apprentissage du métier de généalogiste

Ca y est, le challenge AZ est commencé ! J'y participe pour la première fois. C'est pour moi un vrai défi personnel !

Maintenant que je me suis inscrite, je dois tenir mon engagement d'écriture. Alors allons-y.

Interprétation libre de Chat GPT sur ma motivation!

J'ai choisi, pour ce premier article du challenge, de vous raconter comment je me suis formée pendant 6 mois à l'université de Nîmes pour devenir généalogiste familiale. 

J'ai eu, en effet, l'opportunité de me faire financer ce diplôme universitaire par mon ex employeur. J'ai choisi de suivre le cursus en présentiel, puisque mes journées sont libres, et que Nîmes n'est pas si loin de Lyon (3 heures en voiture). 

Il m'a fallu trouver un hébergement sur place pour passer les deux nuits nécessaires au suivi des cours le vendredi et le samedi matin. J'ai profité du restaurant universitaire pour les repas. Une fois les problèmes pratiques réglés, il ne me restait plus qu'à plonger dans un programme dense et passionnant.

L'enseignement suivi

L'enseignement consiste en des cours théoriques et pratiques. Il s'agit de latin et d'ancien français, d'histoire du droit, d'histoire moderne, de paléographie, de généalogie, d'héraldique et d'anthroponymie. J'ai trouvé difficile au début de reprendre ce rythme soutenu d'apprentissage et d'approfondir des notions étudiées il y a très longtemps au collège et au lycée (latin, orthographe et grammaire française, histoire moderne, par exemple). D'autres m'étaient complètement inconnues, comme l'héraldique et l'anthroponymie. Quant à la paléographie et à la généalogie, en tant qu'autodidacte, j'ai dû oublier mes mauvaises habitudes pour apprendre des techniques plus académiques. Mais quel plaisir de découvrir les clés pour transcrire un texte en entier pour la première fois!

Les mémoires

J'ai trouvé très complexe un autre exercice, nouveau pour moi dans le cadre de la généalogie : la rédaction d'un mémoire. J'ai trouvé passionnante la partie consacrée aux recherches en archives, mais beaucoup plus difficile la rédaction et la mise en forme. Je pensais connaître Word. Que nenni! Encore merci à Laure pour son tuto qui m'a fait gagner un nombre incalculable d'heures dans la mise en forme.

 Petite particularité du diplôme en présentiel : un deuxième mémoire à rédiger, collectif celui-là, à partir  de recherches effectuées en groupe aux Archives départementales du Gard. Nous avons travaillé sur la généalogie d'André Léopold Truphémus, peintre en bâtiment et peintre d'églises. Ce projet a nécessité une organisation minutieuse et une coordination entre tous les membres du groupe pour finalement restituer un mémoire cohérent de 150 pages. Malgré les défis, quelle satisfaction de voir notre travail collectif aboutir et d'avoir contribué à un projet aussi ambitieux. Bravo à notre promotion, "le Concile des 30".


Interprétation libre par Chat GPT de notre travail de groupe


Au final, je suis très satisfaite et fière d'être restée engagée pendant les 6 mois de cette formation, jusqu'à la relecture du mémoire collectif rendu mi-juillet.

Quel bilan tirer de cette expérience ?

J'ai appris énormément des professeurs, des cours, de la dynamique de groupe. J'ai rencontré des personnes formidables avec qui j'espère garder contact. J'ai repris goût à l'écriture, découvert de nouvelles méthodes de travail, notamment en équipe. 

Pour conclure, après six mois d'apprentissage intensif, je peux dire que cette formation m'a apporté des bases solides et nécessaires pour aborder ce métier avec confiance. Cependant, c'est en pratiquant sur le terrain que je vais véritablement affiner mon expertise, et je suis prête à relever ce défi. Comme le dit l'adage, c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Et quoi de mieux pour commencer que de rédiger 25 autres articles sur la généalogie dans le cadre de ce challenge AZ? J'ai hâte de lire vos réactions et commentaires tout au long de cette aventure. Mais aussi tous les articles de mes camarades de jeu!








lundi 30 septembre 2024

Etude du nom MARNA/S

Par quoi commencer cette série d’articles après cette longue absence ?

J’envisage de participer au prochain Challenge AZ. Ce challenge, lancé en 2013 par Sophie Boudarel, consiste à publier, pendant le mois de novembre, un article par jour en lien avec la généalogie, en suivant les lettres de l’alphabet, donc 26 articles au total.

J’ai choisi d’écrire des articles en lien avec le mémoire personnel que j’ai rédigé dans le cadre de ma formation de généalogiste. J’ai passé 6 mois à chercher des informations et à les mettre en forme, je pense y trouver la matière pour écrire les 26 articles du challenge.

Au moment de me lancer dans l’écriture de ces articles, je me rends compte que j’ai besoin de me remettre sérieusement à cet exercice. Je décide de profiter de la préparation du challenge pour me pencher sur mon arbre. En effet, le nom du personnage principal étudié dans le mémoire est MARNAS. Il s’agit d’un cousin très éloigné de mon mari.

J’ai donc l’idée pour ce premier article, de reprendre tous les Sosas de son arbre portant ce patronyme.

Je me suis assignée comme objectif de reprendre toutes les informations sur ces branches patronymiques pour les vérifier, les compléter, et peut-être les relier ensemble.

Je ne vais pas entrer dans les détails des vérifications minutieuses effectuées dans les registres paroissiaux. Il me semble cependant important de vous préciser que la majorité des ancêtres MARNAS remontent à l’époque précédant la Révolution française.

Une fois ce travail effectué, je me rends compte que j’ai quelques ajustements à faire. En effet, ce travail minutieux m'a conduit à une découverte intéressante sur l'évolution de l'orthographe du nom MARNAS. J’avais simplifié l’orthographe en généralisant l’orthographe « MARNAS ». Or, il se trouve qu’avant le milieu du XVIIIe s., le nom s’orthographiait sans le S final. J’y vois un lien avec le fait que les pères ne savaient pas signer comme indiqué dans les actes de baptême.

Signature Floris MARNA 1745


J’en profite aussi pour noter toutes les personnes indiquées dans les actes : parrains et marraines, tuteurs, autres parents dont le lien familial est précisé, témoins dont le lieu de résidence ou le métier sont précisés (systématiquement). Je me pose souvent la question pour les autres : dois-je les enregistrer ou non dans mon arbre ? J’avoue que je procède au cas par cas, selon le contexte. Avec l’expérience, je m’aperçois que de nouvelles pistes de recherche apparaissent souvent au détour du nom d’un conjoint d’une marraine noté lors d’un baptême.

Je tiens mon arbre sur Geneanet, j’en profite pour utiliser la nouvelle fonction « indices » apparue sur mes fiches (j’utilise la fonction fiche et non pas arbre). L’exercice est assez long, car à chaque nouvel individu ou information complémentaire proposé, je procède systématiquement à la recherche de la source, qui n’est que rarement indiquée.

J’ai la chance de pouvoir consulter pour le village de Thurins et les villages alentour, la base de données de Geneagier. Elle est très complète et permet de visualiser directement les photos des archives.

Grâce à Geneanet et à Geneagier, en plus du moteur de recherche des individus, j’ai la possibilité d’accéder aux photos des insinuations du Lyonnais et aux actes notariés de la plupart des notaires locaux du XVIIe s. Ces actes sont une source indispensable pour reconstituer les couples et les filiations, indiqués lors des contrats de mariage et les testaments. La difficulté est de retrouver ces actes (merci aux indexeurs !) et de pouvoir les transcrire ensuite.

Contrat de mariage FILION / MARNA insinué en 1637 - Geneanet AD69 BP 5603

Quel a été le bénéfice de ce travail qui m’a pris quelques jours ?

J’ai vérifié, corrigé et complété tous les MARNA/S de l’arbre. J’ai récolté plusieurs actes notariés à retranscrire. Je vais pouvoir travailler et améliorer mes connaissances en paléographie (gros travail en perspective pour cet hiver !). J’ai même trouvé une pépite dans l’un de ces actes : la mention dans un testament de la présence de la peste dans le village !

Testament d'Estienne MARNA 1630 Me DELAROUE AD69 3E9017


Avez-vous rencontré des découvertes surprenantes dans vos recherches ? Quels indices vous ont aidé à débloquer des blocages de votre arbre ?

N’hésitez-pas à commenter et compléter cet article de vos anecdotes !