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mardi 5 novembre 2024

D comme Durantière

D comme Durantière. Cette fois-ci, il s'agit d'un hameau de Thurins. 

J'ai découvert quelques habitants de ce lieu en établissant la généalogie de mon couple, Jean MARNAS et Marie Charlotte PERRET.  

Extrait de la carte de Cassini - n°87 [Lyon] - Gallica

Jean MARNA et Hélène RAT

En effet, Jean MARNA et Hélène RAT sont les arrière-arrière-grands-parents de notre Sosa n°1, Jean MARNA. Ils sont, là encore, des ancêtres de mon mari à la 10e génération.

Jean habite le lieu de la Durantière lorsqu'il épouse Hélène le 7 février 1679. L'acte de mariage est très bref, non filiatif. Jean habite toujours la Durantière lorsqu'il décède et est enterré dans l'église de Thurins le 18 juillet 1686, à l'âge de 35 ans. Hélène décède à son tour et est enterrée dans le cimetière de Thurins (tiens, un autre couple qui n'est pas enterré ensemble !) le 12 mai 1693, à l'âge de 42 ans.

Ils n'auront que 3 enfants : Floris, l'époux de Jeanne CHAMPT, étudiée dans l'article précédent, Jeanne qui décède à 12 jours, puis Antoine dont je n'ai plus trouvé de traces après son baptême. 
Il est vrai qu'ils décèdent très jeunes.

Floris MARNA et Jeanne BUYER

Le parrain de Floris est un autre Floris MARNA, son grand-père. 
Il y a 2 Floris MARNA à la même époque à Thurins, qui pourraient être ce grand-père, et dont l'un a épousé une Jeanne BUYER en 1645. 
J'ai retrouvé le contrat de mariage de celui-ci. 

J'ai émis l'hypothèse que ce soit le bon, car il est maréchal à la Durantière. Même prénom, même lieu. Jeanne, prénom de la marraine de Jeanne MARNA, est aussi le prénom de sa fille aînée. 
Quant à Antoine REIGNIER, parrain du petit Antoine MARNA, c'est aussi l'époux de Monde MARNA, une autre fille de Floris. Pour moi, il y a peu de doute. 
Je n'ai pas trouvé, par contre, la profession de Jean MARNA. Il a certainement laissé peu d'actes, car il est mort très jeune.

Floris a 14 ans lorsqu'il devient orphelin. Il a pour tuteur Jean RAT, présent lors de la rédaction de son contrat de mariage par Me GANDIN à Thurins le 10 décembre 1701. C'est le frère de Jeanne RAT et donc son oncle maternel. Il reçoit une éducation puisqu'il sait signer.

Signature de Floris MARNA - Thurins - 1745 - AD69 - 249GG7

Floris MARNA et Jeanne CHAMPT

Il est amusant de noter que Floris MARNA habite la Durantière, et que son épouse, Jeanne CHAMPT, est née au Marnas, autre hameau de Thurins! 
Et oui, dans ce village, les noms de famille les plus anciens sont quelquefois aussi des noms de lieux qui existent toujours. 
Floris a épousé Jeanne, dotée de 725 livres, somme plutôt conséquente pour le village et l'époque. Ils sont pourtant qualifiés de " gens de labeur ". Il n'y a pas de mention de la fortune de l'époux, si ce n'est qu'il doit " habiller et enjoaller " sa future épouse selon sa condition. Il a certainement fait un beau mariage ! 

J'ai trouvé 8 enfants à ce couple, et le mariage de 3 d'entre eux et un quatrième mort célibataire. 

L'aîné, Jean, n'est pas resté à la Durantière. Il a épousé Jeanne POIX du Julin et s'y est installé avec son épouse. C'est très clair dans l'intitulé de son testament du 10 août 1768 établi par Me SELIS " testament de Jean MARNA gendre chez POIX du Julin ". Nous le rencontrerons plus tard.

Entête du testament de Jean MARNA - 1768 - AD69 3E 9023 sur Geneanet


Etienne MARNA et Louise CHANTRE


 Le second fils, Etienne, s'est installé à la Durantière avec son épouse Louise CHANTRE. Ils y décèderont tous les deux. Le troisième à s'installer, Jean, se marie à Lyon avec Cécile VALIN. Il est maître satinaire (fabricant de satin). 

Ici s'arrête la dynastie des MARNA installés à la Durantière. Je n'ai pas trouvé d'enfant du couple MARNA - CHANTRE qui se soit installé à la Durantière.


Arbre simplifié des MARNA à la Durantière fait avec Canva


Comme vous pouvez le remarquer sur cette carte, la Durantière est toute proche du Rochet, lieu de l'héritage découvert dans l'article précédent.


Extrait du tableau d'assemblage du cadastre de Thurins - 1824 - AD69 - 3P 2039


lundi 30 septembre 2024

Etude du nom MARNA/S

Par quoi commencer cette série d’articles après cette longue absence ?

J’envisage de participer au prochain Challenge AZ. Ce challenge, lancé en 2013 par Sophie Boudarel, consiste à publier, pendant le mois de novembre, un article par jour en lien avec la généalogie, en suivant les lettres de l’alphabet, donc 26 articles au total.

J’ai choisi d’écrire des articles en lien avec le mémoire personnel que j’ai rédigé dans le cadre de ma formation de généalogiste. J’ai passé 6 mois à chercher des informations et à les mettre en forme, je pense y trouver la matière pour écrire les 26 articles du challenge.

Au moment de me lancer dans l’écriture de ces articles, je me rends compte que j’ai besoin de me remettre sérieusement à cet exercice. Je décide de profiter de la préparation du challenge pour me pencher sur mon arbre. En effet, le nom du personnage principal étudié dans le mémoire est MARNAS. Il s’agit d’un cousin très éloigné de mon mari.

J’ai donc l’idée pour ce premier article, de reprendre tous les Sosas de son arbre portant ce patronyme.

Je me suis assignée comme objectif de reprendre toutes les informations sur ces branches patronymiques pour les vérifier, les compléter, et peut-être les relier ensemble.

Je ne vais pas entrer dans les détails des vérifications minutieuses effectuées dans les registres paroissiaux. Il me semble cependant important de vous préciser que la majorité des ancêtres MARNAS remontent à l’époque précédant la Révolution française.

Une fois ce travail effectué, je me rends compte que j’ai quelques ajustements à faire. En effet, ce travail minutieux m'a conduit à une découverte intéressante sur l'évolution de l'orthographe du nom MARNAS. J’avais simplifié l’orthographe en généralisant l’orthographe « MARNAS ». Or, il se trouve qu’avant le milieu du XVIIIe s., le nom s’orthographiait sans le S final. J’y vois un lien avec le fait que les pères ne savaient pas signer comme indiqué dans les actes de baptême.

Signature Floris MARNA 1745


J’en profite aussi pour noter toutes les personnes indiquées dans les actes : parrains et marraines, tuteurs, autres parents dont le lien familial est précisé, témoins dont le lieu de résidence ou le métier sont précisés (systématiquement). Je me pose souvent la question pour les autres : dois-je les enregistrer ou non dans mon arbre ? J’avoue que je procède au cas par cas, selon le contexte. Avec l’expérience, je m’aperçois que de nouvelles pistes de recherche apparaissent souvent au détour du nom d’un conjoint d’une marraine noté lors d’un baptême.

Je tiens mon arbre sur Geneanet, j’en profite pour utiliser la nouvelle fonction « indices » apparue sur mes fiches (j’utilise la fonction fiche et non pas arbre). L’exercice est assez long, car à chaque nouvel individu ou information complémentaire proposé, je procède systématiquement à la recherche de la source, qui n’est que rarement indiquée.

J’ai la chance de pouvoir consulter pour le village de Thurins et les villages alentour, la base de données de Geneagier. Elle est très complète et permet de visualiser directement les photos des archives.

Grâce à Geneanet et à Geneagier, en plus du moteur de recherche des individus, j’ai la possibilité d’accéder aux photos des insinuations du Lyonnais et aux actes notariés de la plupart des notaires locaux du XVIIe s. Ces actes sont une source indispensable pour reconstituer les couples et les filiations, indiqués lors des contrats de mariage et les testaments. La difficulté est de retrouver ces actes (merci aux indexeurs !) et de pouvoir les transcrire ensuite.

Contrat de mariage FILION / MARNA insinué en 1637 - Geneanet AD69 BP 5603

Quel a été le bénéfice de ce travail qui m’a pris quelques jours ?

J’ai vérifié, corrigé et complété tous les MARNA/S de l’arbre. J’ai récolté plusieurs actes notariés à retranscrire. Je vais pouvoir travailler et améliorer mes connaissances en paléographie (gros travail en perspective pour cet hiver !). J’ai même trouvé une pépite dans l’un de ces actes : la mention dans un testament de la présence de la peste dans le village !

Testament d'Estienne MARNA 1630 Me DELAROUE AD69 3E9017


Avez-vous rencontré des découvertes surprenantes dans vos recherches ? Quels indices vous ont aidé à débloquer des blocages de votre arbre ?

N’hésitez-pas à commenter et compléter cet article de vos anecdotes !