vendredi 1 novembre 2024

A comme Apprentissage du métier de généalogiste

Ca y est, le challenge AZ est commencé ! J'y participe pour la première fois. C'est pour moi un vrai défi personnel !

Maintenant que je me suis inscrite, je dois tenir mon engagement d'écriture. Alors allons-y.

Interprétation libre de Chat GPT sur ma motivation!

J'ai choisi, pour ce premier article du challenge, de vous raconter comment je me suis formée pendant 6 mois à l'université de Nîmes pour devenir généalogiste familiale. 

J'ai eu, en effet, l'opportunité de me faire financer ce diplôme universitaire par mon ex employeur. J'ai choisi de suivre le cursus en présentiel, puisque mes journées sont libres, et que Nîmes n'est pas si loin de Lyon (3 heures en voiture). 

Il m'a fallu trouver un hébergement sur place pour passer les deux nuits nécessaires au suivi des cours le vendredi et le samedi matin. J'ai profité du restaurant universitaire pour les repas. Une fois les problèmes pratiques réglés, il ne me restait plus qu'à plonger dans un programme dense et passionnant.

L'enseignement suivi

L'enseignement consiste en des cours théoriques et pratiques. Il s'agit de latin et d'ancien français, d'histoire du droit, d'histoire moderne, de paléographie, de généalogie, d'héraldique et d'anthroponymie. J'ai trouvé difficile au début de reprendre ce rythme soutenu d'apprentissage et d'approfondir des notions étudiées il y a très longtemps au collège et au lycée (latin, orthographe et grammaire française, histoire moderne, par exemple). D'autres m'étaient complètement inconnues, comme l'héraldique et l'anthroponymie. Quant à la paléographie et à la généalogie, en tant qu'autodidacte, j'ai dû oublier mes mauvaises habitudes pour apprendre des techniques plus académiques. Mais quel plaisir de découvrir les clés pour transcrire un texte en entier pour la première fois!

Les mémoires

J'ai trouvé très complexe un autre exercice, nouveau pour moi dans le cadre de la généalogie : la rédaction d'un mémoire. J'ai trouvé passionnante la partie consacrée aux recherches en archives, mais beaucoup plus difficile la rédaction et la mise en forme. Je pensais connaître Word. Que nenni! Encore merci à Laure pour son tuto qui m'a fait gagner un nombre incalculable d'heures dans la mise en forme.

 Petite particularité du diplôme en présentiel : un deuxième mémoire à rédiger, collectif celui-là, à partir  de recherches effectuées en groupe aux Archives départementales du Gard. Nous avons travaillé sur la généalogie d'André Léopold Truphémus, peintre en bâtiment et peintre d'églises. Ce projet a nécessité une organisation minutieuse et une coordination entre tous les membres du groupe pour finalement restituer un mémoire cohérent de 150 pages. Malgré les défis, quelle satisfaction de voir notre travail collectif aboutir et d'avoir contribué à un projet aussi ambitieux. Bravo à notre promotion, "le Concile des 30".


Interprétation libre par Chat GPT de notre travail de groupe


Au final, je suis très satisfaite et fière d'être restée engagée pendant les 6 mois de cette formation, jusqu'à la relecture du mémoire collectif rendu mi-juillet.

Quel bilan tirer de cette expérience ?

J'ai appris énormément des professeurs, des cours, de la dynamique de groupe. J'ai rencontré des personnes formidables avec qui j'espère garder contact. J'ai repris goût à l'écriture, découvert de nouvelles méthodes de travail, notamment en équipe. 

Pour conclure, après six mois d'apprentissage intensif, je peux dire que cette formation m'a apporté des bases solides et nécessaires pour aborder ce métier avec confiance. Cependant, c'est en pratiquant sur le terrain que je vais véritablement affiner mon expertise, et je suis prête à relever ce défi. Comme le dit l'adage, c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Et quoi de mieux pour commencer que de rédiger 25 autres articles sur la généalogie dans le cadre de ce challenge AZ? J'ai hâte de lire vos réactions et commentaires tout au long de cette aventure. Mais aussi tous les articles de mes camarades de jeu!








lundi 30 septembre 2024

Etude du nom MARNA/S

Par quoi commencer cette série d’articles après cette longue absence ?

J’envisage de participer au prochain Challenge AZ. Ce challenge, lancé en 2013 par Sophie Boudarel, consiste à publier, pendant le mois de novembre, un article par jour en lien avec la généalogie, en suivant les lettres de l’alphabet, donc 26 articles au total.

J’ai choisi d’écrire des articles en lien avec le mémoire personnel que j’ai rédigé dans le cadre de ma formation de généalogiste. J’ai passé 6 mois à chercher des informations et à les mettre en forme, je pense y trouver la matière pour écrire les 26 articles du challenge.

Au moment de me lancer dans l’écriture de ces articles, je me rends compte que j’ai besoin de me remettre sérieusement à cet exercice. Je décide de profiter de la préparation du challenge pour me pencher sur mon arbre. En effet, le nom du personnage principal étudié dans le mémoire est MARNAS. Il s’agit d’un cousin très éloigné de mon mari.

J’ai donc l’idée pour ce premier article, de reprendre tous les Sosas de son arbre portant ce patronyme.

Je me suis assignée comme objectif de reprendre toutes les informations sur ces branches patronymiques pour les vérifier, les compléter, et peut-être les relier ensemble.

Je ne vais pas entrer dans les détails des vérifications minutieuses effectuées dans les registres paroissiaux. Il me semble cependant important de vous préciser que la majorité des ancêtres MARNAS remontent à l’époque précédant la Révolution française.

Une fois ce travail effectué, je me rends compte que j’ai quelques ajustements à faire. En effet, ce travail minutieux m'a conduit à une découverte intéressante sur l'évolution de l'orthographe du nom MARNAS. J’avais simplifié l’orthographe en généralisant l’orthographe « MARNAS ». Or, il se trouve qu’avant le milieu du XVIIIe s., le nom s’orthographiait sans le S final. J’y vois un lien avec le fait que les pères ne savaient pas signer comme indiqué dans les actes de baptême.

Signature Floris MARNA 1745


J’en profite aussi pour noter toutes les personnes indiquées dans les actes : parrains et marraines, tuteurs, autres parents dont le lien familial est précisé, témoins dont le lieu de résidence ou le métier sont précisés (systématiquement). Je me pose souvent la question pour les autres : dois-je les enregistrer ou non dans mon arbre ? J’avoue que je procède au cas par cas, selon le contexte. Avec l’expérience, je m’aperçois que de nouvelles pistes de recherche apparaissent souvent au détour du nom d’un conjoint d’une marraine noté lors d’un baptême.

Je tiens mon arbre sur Geneanet, j’en profite pour utiliser la nouvelle fonction « indices » apparue sur mes fiches (j’utilise la fonction fiche et non pas arbre). L’exercice est assez long, car à chaque nouvel individu ou information complémentaire proposé, je procède systématiquement à la recherche de la source, qui n’est que rarement indiquée.

J’ai la chance de pouvoir consulter pour le village de Thurins et les villages alentour, la base de données de Geneagier. Elle est très complète et permet de visualiser directement les photos des archives.

Grâce à Geneanet et à Geneagier, en plus du moteur de recherche des individus, j’ai la possibilité d’accéder aux photos des insinuations du Lyonnais et aux actes notariés de la plupart des notaires locaux du XVIIe s. Ces actes sont une source indispensable pour reconstituer les couples et les filiations, indiqués lors des contrats de mariage et les testaments. La difficulté est de retrouver ces actes (merci aux indexeurs !) et de pouvoir les transcrire ensuite.

Contrat de mariage FILION / MARNA insinué en 1637 - Geneanet AD69 BP 5603

Quel a été le bénéfice de ce travail qui m’a pris quelques jours ?

J’ai vérifié, corrigé et complété tous les MARNA/S de l’arbre. J’ai récolté plusieurs actes notariés à retranscrire. Je vais pouvoir travailler et améliorer mes connaissances en paléographie (gros travail en perspective pour cet hiver !). J’ai même trouvé une pépite dans l’un de ces actes : la mention dans un testament de la présence de la peste dans le village !

Testament d'Estienne MARNA 1630 Me DELAROUE AD69 3E9017


Avez-vous rencontré des découvertes surprenantes dans vos recherches ? Quels indices vous ont aidé à débloquer des blocages de votre arbre ?

N’hésitez-pas à commenter et compléter cet article de vos anecdotes !

mercredi 25 septembre 2024

Renouveau du blog

Après quatre années de sommeil, le blog se réveille, alimenté par de nouveaux articles. 

 Pourquoi cette décision ? 

 En 2020, ma vie professionnelle et personnelle a drastiquement changé. Elue pour un premier mandat aux dernières élections municipales, je n’ai plus trouvé suffisamment de temps pour écrire de nouveaux articles. 

En 2023, nouveau changement important. La société qui m’employait a décidé de fermer le site français, et j’ai perdu mon emploi. Comme il s’agit d’un groupe de taille européenne, j’ai pu bénéficier d’un reclassement professionnel. 

 J’ai choisi de suivre une formation diplômante, le Diplôme Universitaire de Généalogie et histoire des familles, à l’université de Nîmes. Commencée en janvier 2024, le cursus s’est terminé cet été, une fois les deux mémoires remis à notre directeur de recherche. 




Pour commencer cette nouvelle tranche de vie qui me permet d’allier passion et activité professionnelle, j’ai donc choisi de réveiller ce blog pour me remettre à écrire et publier. 

J’ai choisi de laisser les articles précédents tels qu’ils ont été écrits à l’époque. Je me laisse la possibilité de les toiletter plus tard. 

J’ai plusieurs projets pour les mois à venir, je partagerai sur ce blog ceux en lien avec la généalogie.